17 Jan

Faune et flore du Vietnam

Le Vietnam abrite une faune sauvage d’une richesse extrême. Parmi les espèces recensées, on en trouve 273 de mammifères, plus de 800 d’oiseaux, 180 de reptiles, 80 d’amphi­biens, des centaines de types de poissons et des milliers de sortes d’invertébrés.

Plusieurs espèces inscrites sur la liste des espèces menacées au niveau mondial sont encore présentes au Vietnam: les singes à tête blanche, l’éléphant, le rhinocéros, le tigre, le léopard…

Les zoologistes ont encore récemment découvert des espèces de mammifères jusqu’alors inconnues. En 1992, un buffle non répertorié, le Vu Quang, a été découvert, puis un 1994, une nouvelle espèce de munt­jac… Botanistes et zoologistes ne font que commencer à inventorier la faune et la flore du pays, et beaucoup reste à découvrir. Quelques spécimens du rhinocéros le plus rare au monde, le rhinocéros de Java, ont ainsi été repérés dans le parc national de Nam Cat Tien, au sud-ouest de Dalat.

Le delta du Mékong, avec ses forêts de palétuviers constitue un vaste vivier de poissons et de crustacés, ainsi qu’un refuge ornithologique. Ces forêts et mangroves abritent quantité d’espèces d’oiseaux rares, inconnues, ou en voie de disparition. Nombre de forêts constituent encore des escales impor­tantes pour nombre d’oiseaux migrateurs, comme les échassiers migrateurs qui quittent leur zone de reproduction en Sibérie pour gagner leurs quartiers d’hiver en Australie.

La flore:

Situé dans une zone intertropicale, chaude et humide, le Vietnam possède une flore luxuriante et diversifiée. On estime à plus de 12 000 le nombre des espèces végétales disséminées dans les forêts, dont seulement 7 000 ont été répertoriées.

Parmi les espèces endémiques, on trouve dans les forêts naturelles d’altitude, des rhododendrons sauvages, des bambous nains et de nombreuses variétés d’orchi­dées. Le littoral du centre, plus sec, abrite des pinèdes. Le delta du Mékong est recouvert de forêts de palétuviers…

Au fil des millénaires, les vastes mangroves bordant le littoral et les denses forêts tropicales des régions montagneuses ont subi un important défriche­ment, sous les effets combinés de l’extension des cultures, de la croissance démographique et des guerres dévastatrices.

Bien que certaines séquelles de guerre soient encore visibles, les programmes de reboisement permettent une régénération progressive du parc forestier. Une vaste politique de protection environnementale concrétisée par la création d’immenses réserves naturelles, porte également ses premiers fruits.

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